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> CINEMA> La Sapienza Dijon

14 FEV. .2017, DiJON / CINEMA L'ELDORADO
LA SAPIENZA D'Eugene green

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L'évènement s'inscrit comme l'un des rendez-vous bimensuels, initié par la maison de l'architecture de Bourgogne au Cinéma l'Eldorado.
Le principe ? Un architecte est invité à choisir un film de cinéma, qui parle d'architecture. Il ouvre le débat à l'issue de sa projection.

Invitée de la séance du 14 février : la ma74 référente en cinéma d'architecture et son président José Villot architecte, qui a partagé son
regard sur le film La Sapienza, avec le public.

 


Salle comble au Cinéma Eldorado pour le rendez-vous bimensuel donnée par la maison de l'architecture de Bourgogne pour décrypter
l'architecture dans les films de cinéma.

La sapienza d'Eugène Green
2004 1h47 drame

Synopsis : À 50 ans, Alexandre a derrière lui une brillante carrière d’architecte. En proie à des doutes sur le sens de son travail et sur son mariage, il part en Italie accompagné de sa femme, avec le projet d’écrire un texte qu’il médite depuis longtemps sur l’architecte baroque Francesco Borromini. En arrivant à Stresa, sur les rives du Lac Majeur, ils font la rencontre de jeunes frère et soeur, qui donneront un tout autre tour à cette échappée italienne.

 

DÉcryptage

 

L'architecture baroque

"Au-delà de la réflexion engagée par l’auteur sur la découverte de soi dans une expérience de vie, en l’occurrence un voyage en Italie, le film LA SAPIENZA propose au spectateur une façon dialectique d’envisager le futur, à l’examen du passé et du présent. A partir de cette interrogation, comment construire une autre vie, le lien avec l’architecture s’impose, et les prises de vues se tournent vers deux périodes fécondes de création architecturale, l’architecture Baroque de la Renaissance d’une part, liée à un passé glorieux, et l’architecture fonctionnaliste de la période moderne qui se vit encore au présent. Les deux acteurs principaux incarnent deux architectes, tournés vers leurs maîtres respectifs, Borromini, et Le Corbusier, et cherchant un sens à leur vie ;"

Deux visions du monde

"c’est un prétexte de l’auteur pour nous donner à voir deux visions du monde. Celle, sublime, d’une ode à la sensualité, à l’ascension vers la lumière à l’abri des drapés de pierres, portée par Borromini, et celle, plus brutale, désincarnée, d’une exposition sous la lumière transparente de l’époque des Modernes. Mais c’est aussi la volonté de penser un autre monde. "

La lumière

"La lumière devient alors dans le film l’élément décisif pour imaginer une nouvelle vie. Le passé, par un rappel à l’art du renouveau Baroque, convie le présent à retrouver, en le dépassant, la lumière intérieure qu’il a ignorée. On pourrait établir un parallèle avec une certaine architecture contemporaine dont la démarche consiste à chercher, dans les creux et les espaces internes involutifs de nombreux projets, une lumière providentielle, diffuse, enveloppante, protectrice, chaleureuse, secrète, tournée vers l’intérieur. Passé et présent sont convoqués dans ce film pour parler d’un monde en devenir."

José Villot, président de la ma74 et architecte